Île-de-France : territoires économiques

Maître d’ouvrage : DDTM
BASE + François Leclercq + Sophie Simonet consultante + AEU écologue + RiO urbanistes

 

RD14 + RN13 / Île-de-France
surface / 200 ha
date / 2011

 

La RN13 , de Saint-Germain-en-Laye à Orgeval - la RD14, du Parisis à Pierrelaye

Les deux routes commerciales étudiées, la RN13 et la RD14, présentent des points communs : une linéarité distendue, un bricolage qui leur confère une instablilité, une impression de «lointain», d’hors la ville. Elles présentent également certaines opportunités : une rapidité d’évolution, des rapports de proximité avec le grand paysage domestiqué ou sauvage (la campagne ou les grandes forêts), et leur lien avec le Grand Paris. 

Trois objectifs sont à atteindre :
- la consolidation de l’entre-ville (valeur sociale) 
- l’attraction urbaine (valeur économique)
- la régénération des espaces naturels ou cultivés (valeur environnementale)

 

Le concept de Paysage à Haut Niveau de Service est une sorte de matrice à travers laquelle ces objectifs peuvent se réaliser. Le PHNS est une armature paysagère programmée. L’épaississement de la RN, l’aménagement de transversalités, la mise en place d’équipements et d’un contenu thématique par lieux, constituent les actions clés de la fabrication d’un paysage intérieur extensif et immersif. 

 

La constitution du PHNS selon 4 logiques :

1_Les résonnances territoriales

Aujourd’hui, le paysage des axes commerciaux n’est pas traité : homogène et figé, il nie l’identité territoriale dans laquelle il s’inscrit (effet de déterritorialisation). Afin d’augmenter sa valeur et son attractivité, il doit développer des éléments d’ancrages territoriaux, permettant son identification comme paysage unique. Le renouvellement de l’image de l’axe s’appuiera sur les qualités des milieux existants et l’environnement immédiat.

 

2_Les continuums

Il s’agit d’identifier et de renforcer les coupures vertes séquençant les axes commerciaux et reconstituant des corridors écologiques à grande échelle. Ces corridors deviendront des parcs insérés dans le tissu commercial et complémentaire à celui-ci.

 

3_La porosité (perméabilité ses sols, du bâti, des vues)

Il s’agit de renvoyer des vues lointaines sur le grand paysage depuis l’axe commercial en alternant les plein et les vide. Les espaces vides permettent de maintenir des surfaces perméables (infiltration des eaux de pluie). De plus, les effets d’adressage du Grand territoire consistent à développer des éléments paysagers reconnaissables du grand territoire sur les points de contact des corridors avec l’axe commercial.

 

4_Le paysage servant commercial

Nous proposons la mise en place d’une matrice paysagère propre à chaque site commercial. Cette matrice permet de définir des structures spatiales «capables» d’accueillir ou non de nouvelles constructions. Ces matrices sont définies en fonction d’invariants géographiques (plaine, butte, dévalements, eau) , historiques (murs, chemins, bâti) ou selon des tonalités paysagères (bocagères, forestières, clairières, agricoles,...). Il s’agit de générer des espaces urbains flexibles, évolutifs, dont la programmation n’est pas sur-déterminée, mais favorisera une mixité dans l’espace et dans le temps).

 

Publication :

2015.06 - Du far west à la ville, l'urbanisme commercial en question