EN COURS / Montpellier : Métropole territoire

Maître d’ouvrage : Montpellier Méditerranée Métropole


Agence François Leclerc - BASE - Une fabrique de la ville - Franck Boutté Consultants - Katalyse - Roland Ribi et Associés - Ingerop - La condition urbaine


Montpellier / Languedoc Roussilon
budget / 650 000€
périmètre de réfléxion / 434 km²
étude 13 mois / en cours

 

Métropole fertile et paysage productif
La métropole montpelliéraine est un territoire menacé (risque inondation et submersion marine, création d’ilots de chaleur dans la tache urbaine, risque incendie et pénurie d’eau). Ces menaces combinées imposent de penser son développement par le prisme de l’adaptation. L’imbrication naturelle existant dans cette métropole est une richesse et amène à penser la géographie et les aménités naturelles comme participants à la fabrique urbaine. Le paysage étant la matière première et la structure de la métropole en devenir. En effet, ces arrière-pays différenciés sont porteurs de modes de vie singuliers, où, lieux de vie, de travail, de production et de loisirs, sont liés à la pratique du grand territoire. Il faut donc se libérer des réflexes de paysagistes-aménageurs pour faire du paysage, un agent actif de la redéfinition du territoire et développer un « Système » paysager souple, capable de répondre aux multiples évolutions du territoire mais aussi aux inconnus du changement climatique.

Vers un système multi scalaire de paysage
Passer du parc au métaparc, c’est changer d’échelle, c’est penser un écosystème plutôt que de définir un périmètre, c’est transformer les gisements en ressource. Le Métaparc est la résultante territoriale des actions concertées de gestion des espaces naturels, agricoles et forestiers de la Métropole. Il vise à conforter l’identité territoriale de la Métropole: ses valeurs communes, son identité, son appropriation, sa découverte.

Dans le cadre d’un accord cadre pour le compte de Montpellier Métropole, nous étudions les différents développements possibles du territoire à l’horizon 2050. Il s’agit entre autre de révéler une vision métropolitaine inspirée du paysage : le paysage comme matière première et structure de la métropole en devenir. Le tout s’inscrira dans le glissement d’une sanctuarisation des espaces naturels à leur dynamisation.

Le luxe de demain, c’est d’avoir la nature sauvage au pas de sa porte tout en étant en ville. Les arrières-pays de ce territoire sont porteurs de modes de vie singuliers où, lieux de vie, de travail et de loisir, sont liés à la pratique du grand territoire. L’aménagement peut intégrer la problématique du lien entre le paysage agricole et la ville mais aussi faire le lien entre l’agriculteur et l’usager.

Des « relais » peuvent spatialiser ce système quand l’agriculture devient le laboratoire d’une cohésion sociale. L’enjeu est multiple, faire la métropole de Montpellier passe par : 
• sensibiliser sur la question d’habiter un territoire à risque : métropole résiliente et territoire de référence sur la question de l’adaptation aux changements bioclimatiques, 
• produire des formes, une esthétique, un mode de vie, levier d’une économie touristique et agricole, 
• enrichir les structures existantes, les belvédères sur des « routespaysages », 
• «urbaniser l’opportunité» avecun cadre minimum, imbriquer le paysage Marco et Micro