La planification architecturale brutale et systématique a fini par montrer ses limites. Le paysage apparaît maintenant comme un meilleur support pour penser le développement des villes, car il impose à la fois une antériorité et un contexte géographique à la réflexion. Il atténue d’une part l’idéologie associée à la création des villes, et d’autre part l’écart entre l’échelle de l’étude et la durée des phénomènes urbains, des études de quelques mois étant supposées proposer des directions qui se perpétueront pendant des dizaines d’années...
Là encore, l’idée de milieu naturel joue un rôle fondamental, et nous préférons aux axes géométriques abstraits et fatalement inachevés les tracés spontanés de l’agriculture pour guider - s’il le fallait - le développement forcé de la ville.
Les villes que nous aimons se sont construites de manière spontanée, comme des paysages, avec plus d’intelligence collective que de plans d’urbanisme.
La démarche paysagiste tente de retrouver un peu de cette inspiration en proposant la dynamique du paysage comme modèle de développement urbain.