La Réunion : ZAC Pierrefonds

Maître d'ouvrage : CIVIS + Commune de Saint-Pierre de la Réunion

BASE + Egis + Ville & Paysage + Sud archi + Luminocité

 

Pierrefonds / Ile de la Réunion
surface / 87 ha
budget / 70 M€
date / livré 2013

 

Le site de la ZAC de Pierrefonds, de par sa localisation géographique en accroche extrême Ouest de l'agglomération de Saint Pierre, s'affiche comme future entrée ville.
Le franchissement du pont de la rivière St Etienne marque la transition entre St Louis et St Pierre. La lisière végétale bordant le lit majeur de la rivière représente le "rideau" derrière lequel apparait Pierrefonds : le monticule de la décharge vers l'Océan, la cheminée de la sucrière vers Les Hauts, le Mont vert vers Saint Pierre, sont autant de points d'appel dans le paysage, de signaux "repère" du territoire.
Ce constat détermine une série d’enjeux. D’abord, la matérialisation d’un paysage d’entrée de ZAC et de ville qui s’appuie sur les structures paysagères en place (vergers + topographie en creux / vues). Celles-ci doivent être renforcée par d’un projet paysager extensif. Ce paysage doit, à termes, accompagner les extensions urbaines de Pierrefonds de part et d’autre de la RN1.
La carte du domaine historique de l'usine sucrière illustre l'organisation du grand domaine agricole générateur du paysage actuel, et notamment de la trame quadrillée basée sur une logique productive révélée par les andains orientés Nord-Sud. La sucrière prend une place centrale au sein du domaine, irrigué par les axes viaires la reliant à toutes les parcelles.
De cette organisation territoriale, nous pouvons retenir plusieurs pistes constructives au projet de ZAC. D’une part la notion de domaine agricole et paysager doit être réinterprétée dans le futur plan de ZAC. D’autre part, il y a une valeur forte à donner à l'axe historique passant par la sucrière, ce en s'affranchissant totalement du tracé actuel de la RN1.
Ainsi, le traitement des espaces publics de la ZAC de Pierrefonds Aérodrome développe plusieurs grands principes d'aménagement :

  • la création de séquences identitaires : les "domaines" programmatiques paysagers au nombre de trois et en accord avec les secteurs d’activités projetés,
  • le traitement des lisières : la lisière "signal" sur la RN1 / la lisière "poreuse tampon" avec la zone agricole,
  • le modelage du paysage transversal en émergences et en bassins : les respirations paysagères comme parcs publics thématiques,
  • le double-emploi du paysage interne pour l’infiltration, traduit par la mise en place d’un système de gestion des eaux en surface,
  • la constitution de points d'appel et de dégagements visuels sur le grand paysage.

Nous souhaitons mettre en œuvre sur la ZAC un paysage à double échelle : à l'échelle de la ZAC par l'aménagement des voiries et espaces publics assurant la bonne intégration de celles-ci et la gestion alternative des eaux pluviales ; à l'échelle territoriale par la mise en place d'un réseau de parcs publics équipés et en connexion avec le contexte environnemental et de boucles physiques de circulations douces reliées aux zones urbaines et naturelles voisines