Montpellier : Cité du Corps Humain

Maîtrise d'ouvrage : Ville de Montpellier


Équipe : BASE + BIG + A+ + EGIS + L'ECHO + Celcius environnement + Vincent Hedont

 

Montpellier / Hérault
budget espcaes ext. / 970 000 €
surface espaces ext. / 9 500 m²
lauréat concours / 2013

 

L’aménagement paysager du nouveau musée de la cité du corps humain s’inscrit dans la continuité du parc Charpark. Les grandes struc­tures arborées y sont prolongées sous des formes plus libres composées de bosquets ou d’arbres isolés, et composent une enveloppe végétale transparente et poreuse de façon à ménager des vues, une fluidité des parcours. On assiste à un chevauchement du minéral et du végétal.

Le grand parvis est conçu dans la continuité des toitures ascendantes du bâtiment. Il est majori­tairement imperméabilisé et peut ainsi recevoir une grande diversité d’usage tout en assurant une visibilité accrue du bâtiment et de ses entrées depuis la rue. Des poches de végétation viennent “percer” sa surface, créant des îlots de paysage, offrant autant de lieux ombragés pour la ren­contre, équipés pour la détente ou le repos (un mobilier sobre participe de leur définition), gérant enfin les eaux de surface par infiltration dans le sol.

L’autre “face” du musée est traitée en continuité du parc. La grande prairie se prolonge sur les toitures sans interruption : le bâtiment semble surgir du site même. Les parcours sont continus : ni barrière ni rupture de pente brusque, la liaison est bel et bien organique. La complémentarité qui s’opère dès lors entre espace ouvert (à vocation principalement hydraulique) et toitures du bâti­ment (générant des points de vue inédits sur la ville) est la vraie richesse du projet, notamment en termes de paysage. Les plantations mixeront strates herbacées et arbustives pour diversifier les milieux de prairie sans contrarier la volonté affichée de continuité avec le parc.

Dans la continuité des marges plantées du parc, les côtés Nord et Sud de la parcelle sont occupées par des lisières associant strates hautes et arbustives pour générer de vrais sous-bois. L’enjeu est aussi d’assurer la bonne interface avec les programmes connexes de logements dont les terrasses et balcons sont orientés sur le site du futur musée. Cette structure végétale permet de renforcer le lien entre le bâtiment et le parc, les deux éléments étant imbriqués l’un dans l’autre, devenant alors indissociables.