Depuis les années 60 du tout automobile, la ville a subi des bouleversements considérables.
Quartiers piétons, reconquêtes des friches industrielles et ferroviaires, ZAC, «nouvelles» villes nouvelles et lotissements se sont conjugués pour donner lieu à une extension phénoménale et imprévue du domaine public.
De plus, les usages de la ville contemporaine ont explosé. La stricte circulation des biens et des personnes est désormais supplantée par d’autres pratiques, politiques, sociales, culturelles, de loisirs et sportives inattendues. La rue est le théâtre de nouveaux comportements, et les cultures urbaines locales ont littéralement pris le pouvoir sur l’état centralisé dans les processus d’élaboration de la ville.
À nous d’étudier finement ces pratiques, de les anticiper également, pour dessiner une ville à l’écoute de ses habitants, ouverte et évolutive, à la manière d’un paysage.