L’idée de campus, qui renvoie à la fois aux fondements de la ville antique et aux modèles américains plus récents, permet de déployer sur un site une projection urbaine et territoriale explicite, faite de circulations ouvertes, de connections multiples, et d’appropriations publiques faciles et libres. La question qui est posée est celle de la thématisation du territoire, de sa vocation, de son affichage, de son imaginaire et de sa programmation. L’articulation entre espace libre et lieux spécifique est au cœur de cette définition, que l’on se place dans un contexte purement urbain, à vocation tertaire, universitaire hospitalière, voire d’activités économiques. Ici encore, le site, la géographie et la programmation se posent comme préalables à l’urbanisation et la définition des volumes et de la composition.